Cette page a été écrite pour être lue à sa place, parce que réexpliquer coûte une énergie qu'il ou elle n'a pas.
Dix minutes de lecture, et vous saurez l'essentiel.
Si la personne malade est votre enfant, la pièce H est écrite pour vous : école, aménagements, droits de la famille. Aller à la pièce H →
Un déjeuner de famille se paie le surlendemain. Sur le moment, la personne a l'air d'aller bien, c'est précisément ce qui trompe. Ne concluez rien de ce que vous voyez pendant.
Une conversation longue, une pièce bruyante, plusieurs personnes qui parlent : cela consomme la même réserve qu'un escalier. Écourter n'est pas un rejet.
La maladie fluctue énormément. Voir quelqu'un debout et souriant un mardi ne dit rien de son mercredi. « Tu avais l'air en forme pourtant » est la phrase qui blesse le plus.
C'est le contraire de presque toutes les convalescences. Encourager à « se secouer un peu » peut coûter des semaines. Aidez plutôt à en faire moins.
Aucune de ces phrases n'est méchante. Elles partent toutes d'une bonne intention et c'est pour cela qu'elles sont si fréquentes.
Demander de l'aide est en soi une tâche cognitive coûteuse. Proposez du précis, avec une date, et une porte de sortie facile.
Accompagner quelqu'un dans une maladie longue épuise aussi. Votre fatigue est légitime, elle n'enlève rien à la sienne. Cherchez du soutien de votre côté, les associations de malades accueillent aussi les proches.